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Cahier des charges CEP : Le rôle des régions et des opérateurs

Cahier des charges CEP : Le rôle des régions et des opérateurs

L’instauration du Conseil en évolution professionnelle (CEP) est une des mesures phare de la réforme de la formation professionnelle. La publication au Journal Officiel de l'arrêté qui fixe le cahier des charges du CEP vient préciser ses modalités de mise en place. Quel est le rôle des régions et des opérateurs CEP ? Quelle articulation avec le Bilan de compétences ?



Le 01.08.2014 à 12:53 | Mise à jour le 17.12.2014 à 09:48
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1. La région au cœur du dispositif pour orienter vers les opportunités d’emploi

La région est placée au cœur du dispositif CEP et plusieurs rôles lui sont attribués. A commencer par celui du choix des opérateurs régionaux. En effet, la Région pourra désigner de nouveaux opérateurs CEP, en addition du réseau national créé par la loi.

Ce rôle central tenu par les régions se manifeste aussi par l’orientation vers les opportunités d’emploi. Pour ce faire, la région se doit d’évaluer, en prenant compte notamment des besoins économiques, « les besoins sur le territoire en matière d’emploi, de compétences, de qualifications, de formation et de mobilité », dans le but de définir des objectifs dans le cadre du plan régional du développement de la formation. C’est dans ce contexte que le CEP doit être mis en œuvre.

Afin d’assurer au mieux le développement du CEP et garantir ses principes, la région se doit de déployer le dispositif « au plus près des personnes », c’est-à-dire, rendre accessible les opérateurs CEP au plus grand nombre, donc en assure la meilleure communication possible auprès du public.


2. Un rôle de coordination dévolu à l’échelon national

Afin de parfaire le CEP, le cahier des charges stipule que son déploiement et sa mise en place feront l’objet d’un « suivi national et régional ». Un autre rôle est attribué à la région : celui de coordonner les opérateurs CEP et mettre en place un suivi à son échelle. Ces informations devront être communiquées au Comité régional de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelle (CREFOP). 

Ce suivi localisé permettra ensuite au Comité national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelle (CNEFOP) d’organiser le suivi à l’échelle nationale et ainsi compiler tous les ans les résultats recueillis.

Le CNEFOP et le CREFOP travaillent ainsi ensemble dans le cadre du suivi du CEP. En particulier pour une première évaluation à publier d’ici deux ans. Celle-ci est à la charge des régions qui devront pour ce faire appliquer une méthodologie commune arrêtée au sein du CNEFOP qui établira une synthèse de ces évaluations au plan national. Cette première évaluation aura pour objectif d’amender le cahier des charges suivant les résultats.


3. Les opérateurs : de nouveaux habits pour une mission inchangée.

Le cahier des charges nomme les opérateurs nationaux du CEP que sont : le Pôle emploi, les Cap emploi, l’APEC, les missions locales et les OPCA au titre du CIF. Ces organismes sont nommés notamment parce qu’ils sont déjà chargés de la mission de conseil et d’accompagnement en matière d’orientation professionnelle. L’arrivée du CEP aura ainsi peu d’incidence sur ces opérateurs de premier niveau. Le cahier des charges ne faisant que réaffirmer le rôle et les missions de ces organismes dans l’accueil de leur public respectif.

Mais au-delà quels moyens nouveaux seront affectés à ces opérateurs pour vraiment faire le suivi personnalisé des bénéficiaires que prévoit le cahier des charges aux niveaux 2 et 3 ?


4. Le lien entre Bilan de compétences et CEP

Dans le cadre du processus de définition et de la mise en œuvre du projet professionnel, les opérateurs CEP peuvent être amenés à faire appel à des prestations externes telles que le Bilan de compétences comme indiqué dans ledit cahier des charges.

Dans ce cas, il est du devoir du conseiller de prendre contact avec le financeur et/ou le prestataire afin d’étudier les possibilités qui s’offrent au bénéficiaire. De plus, les attendus de la prestation doivent faire l’objet d’un échange entre le conseiller et le bénéficiaire et pour cause, l’opérateur CEP est garant de la qualité du service rendu par le prestataire externe.

Il est d’ailleurs important de souligner la référence faite au Bilan de compétences dans ce cahier des charges. Cela permet d’exprimer de manière claire le lien entre le CEP et le Bilan de compétences. Beaucoup de spéculations ces derniers mois annonçaient le remplacement du Bilan de compétences par le CEP. Toutefois, les références faites à cette prestation affirment pour l’instant le contraire.

Le CEP crée donc une nouvelle voie d’accès au Bilan de compétences, ce qui semblerait être une bonne nouvelle pour tous les prestataires. 


Consultez l'arrêté du 16 juillet 2014 qui fixe le cahier des charges du CEP publié le 24 juillet 2014 au Journal officiel.



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