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La VAE - Entretien avec Alain PION – APC Formation

Alain Pion, directeur d’APC Groupe RH et Formation, a accepté de nous faire partager son expérience en répondant à nos questions sur la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE)

Le 26-05-2014 à 13:18 | Par Nassera Jouhari | Mis à jour le 17-04-2024 à 16:48

Alain Pion, directeur d’APC Groupe RH et Formation, a accepté de nous faire partager son expérience en répondant à nos questions sur la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE)

 

ICI Formation (I.F.) : Quelles sont les principales motivations des candidats à la VAE

Alain PION (A.P.) : La principale motivation est avant tout la sécurisation et l’évolution professionnelle, qui donne instinctivement lieu à la « reconnaissance professionnelle ». La possibilité d’accéder à une promotion professionnelle et à un renforcement de sa candidature éventuelle, font partie des priorités. Par exemple, un candidat qui travaille pour une banque, a souhaité valider une licence banque afin d’assurer son emploi. Cette VAE lui donne également accès à un salaire plus élevé et il envisage une évolution professionnelle. Ainsi, au-delà de l'aspect financier et sécurité d’emploi, sa seconde motivation était quelque part la reconnaissance professionnelle. 

 

 

I.F. : Quels sont les diplômes les plus recherchés ? 

A.P. : Depuis le début de l’année, pour le cabinet APC, les VAE les plus demandées ont été essentiellement des métiers du secteur tertiaire. En termes de statut, ce sont en majorité des cadres et techniciens qui candidatent à la VAE. On note toutefois une demande plus importante du secteur santé/sanitaire et social. C'est un secteur qui demande un certain niveau de formation (concours), et c’est aussi plus facile de se faire recruter avec un diplôme. Enfin, les dispositifs des organismes de ce secteur sont plutôt favorables à la formation professionnelle.
 

I.F. : Est-il requis ou conseillé de faire un bilan de compétences (BDC) avant d'entreprendre une VAE ? Avoir réalisé un BDC, facilite-t-il l'accès aux financements (FONGECIF, OPCA) ?

A.P. : Requis, non. Conseillé, dans certains cas, oui. Même si on ne peut pas faire une réponse systématique. Pour un projet d’évolution professionnelle (évolution verticale) ou quand le but et l’objectif de la VAE sont clairement définis, il n’est pas nécessaire de faire un Bilan de compétences. Toutefois, dans le cas où ces questions sont ambiguës, on peut conseiller de réaliser un Bilan de compétences au préalable pour s'assurer que le candidat ne s'engage sur une mauvaise piste.

I.F. : Pour quel niveau de certification visée, les demandes de VAE sont-elles les plus acceptées ? Et pour quel statut ?

Alain PION nous a invités à consulter une étude réalisée en 2011 par Défi métiers, l’observation de la relation Emploi-Formation d’Ile-de-France. Celle-ci nous indique que sur les 11 069 demandes de VAE recevables en Ile-de-France en 2011, les certifications les plus visées sont de niveaux V (équivalent à un niveau CAP/BEP) et III (équivalent à un niveau BAC +2). Si l’on se réfère au statut des personnes ayant formulé une demande de VAE recevable, on constate que 70% d’entre elles sont salariées. 
Validation des acquis 1Validation des acquis 2
Source : étude Les chiffres de la VAE en Ile-de-France : premiers résultats, 2011


I.F. : Quelle est la fréquence des échanges (email, téléphone, vidéo conférence, rdv physique) entre l'accompagnateur et le bénéficiaire ? 

A.P. : Le rythme des échanges diffère selon les phases de la VAE. La phase de préparation requiert un rendez-vous physique tous les quinze jours. Ensuite, il y a des échanges plus soutenus mais qui se font par mail, téléphone etc. Pour ce qui est de la durée, sur un processus complet, il faut compter entre 100 et 150 heures de travail pour monter un dossier VAE. 

I.F. : Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à un candidat qui hésiterait à se faire accompagner pour sa VAE ? 

A.P. : Pour la constitution du dossier VAE, on demande une méthodologie très spécifique pour établir le lien entre les compétences du candidat et les attentes du jury pour le diplôme visé. La valeur ajoutée est de débroussailler et clarifier le mécanisme qui est attendu dans le dossier. Le jury attend la production d’un résultat particulier et complet, notamment en termes de structure de dossier. L’accompagnement est pour ainsi dire inévitable pour espérer obtenir le diplôme convoité.

I.F. : Quelle est la valeur de la VAE sur le marché du travail ? Est-ce qu'une VAE à la même valeur qu'un diplôme obtenu via un "cursus classique" ? 

A.P. : Aucune distinction ne peut être faite entre un diplôme obtenu via un « cursus classique» et une VAE, si le candidat ne le précise pas lui-même. La plus-value est directement constatée par le candidat ayant réalisé une VAE : en plus de son expérience, le salarié présente sur son CV un diplôme ! 

 

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